Elevage laitier : Calculer son coût à la production, un impératif

Yannick Péchuzal a dressé un exposé complet basé sur les résultats des différents systèmes de production de France et un conseil : faire ses propres comptes. Yannick Péchuzal a dressé un exposé complet basé sur les résultats des différents systèmes de production de France et un conseil : faire ses propres comptes. L'union du Cantal

Le coût à la production : le revenu final de l’agriculteur en dépend. C’était le thème de l’assemblée générale de Cantal conseil élevage vendredi à Saint-Mary-le-Plain.

Venu exposer les multiples leviers qui influent sur le coût à la production, “même si sa maîtrise n’est qu’un des éléments du revenu de l’exploitation et un complément à une approche plus globale” (comme dans tout bon bilan comptable, la méthode consistant à mettre en parallèle les charges de l’exploitation et les recettes), Yannick Péchuzal, du service économique d’exploitation à l’Institut de l’élevage, a donné la tonalité : “Grâce aux AOP, à un prix du lait payé légèrement supérieur aux aides…, la “montagne” s’en sort un peu mieux que l’Ouest de la France, même si ce n’est pas ce que l’on croit tous les jours.” Une assertion assortie d’un conseil appuyé aux exploitants : “Faites les comptes. Calculez à combien vous revient votre production.” Et d’exposer les résultats de 46 ateliers laitiers du réseau Inosys lait Auvergne Lozère, des élevages référents qui permettent aux autres exploitations de “se comparer et de mettre en route des marges de progrès”. 

Des écarts énormes entre régions et élevages
Comme on ne peut comparer que ce qui est comparable, ce coût est rapporté aux 1 000 litres de lait produits. Ces 46 ateliers auvergnats affichent ainsi un coût moyen à la production de 559 €. Cependant, un écart important existe entre les meilleurs et les “moins bons” puisque la différence est de 220 € entre les deux (455 € à 675 €). Sur ces bases, la rémunération moyenne pour les éleveurs est alors de 1,08 Smic. Mais, à l’intérieur d’un même système de production, en montagne par exemple, il existe “des écarts énormes” de revenus, sachant qu’hormis la main d’oeuvre, les postes les plus impactants dans ce prix de revient sont d’une part, les charges de mécanisation, et d’autre part, celles d’alimentation du troupeau. In fine, “ce ne sont pas forcément ceux qui produisent le plus qui gagnent le plus”, fait remarquer Yannick Péchuzal mais “souvent ceux qui ont trouvé le meilleur équilibre entre volumes et coûts de production” et “qui sont aussi les plus aptes à résister aux crises”.
Plusieurs cas de figure ont illustré sa démonstration, mais au final, une constante s’est imposée : “Dans les zones de montagne, même les meilleurs affichent un prix à la production supérieur de 80 € aux 1 000 litres par rapport à la plaine”, sachant aussi qu’en montagne, “l’écart de revenu peut aller jusqu’à 70 € (pour 1 000 litres) entre exploitations”.


C. Fournier

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