Douze bonnes raisons d’en manger

Le document est dévoilé ce jour au Sommet de l’élevage avant de servir d’échanges lors des assemblées générales de la coop. Le document est dévoilé ce jour au Sommet de l’élevage avant de servir d’échanges lors des assemblées générales de la coop.

Viande du massif central : Le groupe coopératif Altitude prend le contre-pied du discours anti-viande en valorisant les vertus de l’élevage extensif du Massif central et de ses filières.

C’est une initiative unique en son genre à l’échelle d’une coopérative que lance ce jour au Sommet de l’élevage le groupe cantalien Altitude en dévoilant un document intitulé “12 bonnes raisons de manger de la viande du Massif central”. Une démarche initiée il y a quelques mois en interne, certes en réaction au discours anti-viande ambiant et galopant mais aussi et surtout pour affirmer les valeurs d’une entité coopérative ancrée sur son territoire et impliquée de l’amont à l’aval des filières viandes.

Qu’est-ce qui a motivé ce projet ?
Olivier Voisin, directeur général : “On voit fleurir des articles peu élogieux qui remettent en cause la production même de viande, les process de transformation et la qualité du produit. Ça nous a interpellés, nous qui sommes au coeur du sujet avec nos différentes filières. On ne se reconnaît absolument pas dans les propos tenus par certains journaux, entre autres dans le dossier spécial de Libération alors qu’à chaque étape de la filière, ce sont des bonnes pratiques qui sont scrupuleusement adoptées par les éleveurs et nos collaborateurs. ”
Jean-Luc Doneys, directeur agrodistribution : “Quand ces infos déboulent dans la presse de toute part, elles ont une force communicante violente. Les éleveurs, à part l’indignation, se retrouvent démunis pour apporter des réponses. À travers cet outil, on a mis en forme les idées et on fournit des éléments de réponses, un argumentaire sur un ton accessible.”
Benoît Julhes, éleveur de porc, président de la Capp : “Il s’agit de contrer un discours complètement abolitionniste, construit pour faire peur au consommateur, mais qui fait aussi peur à des éleveurs qui se sentent visés par ces accusations alors même qu’ils sont dans un système de production à l’herbe dans le Massif central, dans des zones où on peut difficilement faire autre chose, hormis des fougères ou des myrtilles !”

Quels sont justement les piliers de cet argumentaire ?
O. V. : “Nous l’avons décliné en trois grands chapitres. D’abord “la viande, son territoire et es éleveurs”, pour montrer une production en harmonie avec un territoire herbager dont plus de 80 % est consacré à l’élevage. Nous mettons en avant cet élevage extensif basé sur des exploitations familiales qui ont su faire évoluer leurs pratiques pour la préservation de l’environnement et le bien-être animal. Il s’agit aussi de montrer le rôle de l’élevage dans le développement durable avec des espaces entretenus, ouverts par l’activité agricole, qui préservent la biodiversité. Mais également le poids de l’élevage dans la vie sociale et l’économie rurale. Enfin, il est question de nos races d’exception, allaitantes et rustiques, avec une forte tradition de sélection.”

Et les deux autres chapitres ?
O. V. : “Le deuxième est consacré à nos outils d’abattage et de transformation de proximité, là encore des outils à taille humaine qui jouent un rôle important dans l’emploi local. Une proximité et des savoir-faire qui font que notre taux de services dépasse les 95 % (NDLR : taux de conformité du produit livré et des services associés auprès du client). Enfin, on évoque la grande force de notre groupe : quelle que soit la filière, on propose des produits originaux d’une très grande qualité gustative , associés à une image terroir (porc de montagne élevé sur paille, veau sous la mère du Limousin...). Nous concluons en mettant en avant les qualités nutritionnelles et gustatives de la viande en disant aussi que malgré son image, c’est produit moderne capable de se décliner en de multiples recettes.”

À qui s’adresse au final ce document ?
O. V. et J.-L. D. : “En premier lieu à tous les maillons de la coop. : nos producteurs, salariés, commerciaux... pour qu’ils puissent s’approprier cet argumentaire. Mais aussi à nos clients, aux distributeurs avec qui nous travaillons. C’est un outil multiusages, y compris commercial auprès d’un certain nombre de chaînes de brasseries ou de bouchers que nos produits peuvent séduire. Bien sûr, ça a vocation à parler au consommateur même si à ce stade, l’outil n’est pas abouti et qu’en parallèle, Altitude est en train de travailler à des initiatives pour se rapprocher des consommateurs. C’est plutôt le début d’une histoire, d’une mobilisation collective avec l’idée d’enrichir ce travail d’ici la fin d’année.”
B. J. : “Il a vocation en quelque sorte à redonner de la fierté à nos adhérents, à galvaniser les troupes et à fournir une feuille de route pour des ambassadeurs potentiels.”

Propos recueillis par P. Olivieri

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
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