Communication : Des fermes ouvertes aux couleurs tricolores

Photo de classe au milieu du foin sur l’exploitation de la SCEA de la Pleaudienne à Vabres. Photo de classe au milieu du foin sur l’exploitation de la SCEA de la Pleaudienne à Vabres. L'union du Cantal

Près de 200 élèves de primaires accueillis jusqu’au 14 avril dans six fermes cantaliennes.

Chaque année, l’opération Fermes ouvertes réserve son lot de petites “perles” sorties tout droit de la bouche des enfants. Ce mardi 4 avril, sur l’élevage mixte, bovins lait et viande, de la SCEA de la Pleaudienne(1) à Saint-Christophe-les-Gorges, l’une des élèves de CM de l’école d’Ally, interroge l’éleveur devant le robot de traite : “Est-ce que la machine lave aussi le taureau ?” Daniel Mauru répond par un grand sourire, lui qui depuis trois ans, avec son épouse, se prête de bon coeur à cet exercice de communication sur le métier d’agriculteur et les produits de la ferme. Même quand un enfant lui fait remarquer qu’avec le robot, l’une des attractions du jour, l’éleveur “ne fait rien du tout”.
“On aime bien accueillir les enfants dont les questions varient selon qu’ils sont ou pas issus du milieu agricole. Pour nous, c’est leur apporter une ouverture, élargir ou préciser leur vision de l’agriculture même si avec 250 ha, 60 vaches laitières et 150 limousines, notre exploitation n’est pas représentative d’une structure pour un jeune qui voudrait s’installer.” 
Ce jour-là, les écoliers ont de la chance : après la visite de la stabulation des laitières et du robot en pleine action, direction le bâtiment des allaitantes où Daniel et le salarié font faire leurs premiers pas aux deux petits veaux nés dans la nuit. Séquence émotion garantie pour les gamins dont beaucoup sont fil(le)s d’agriculteurs. Contrairement à Mathis, qui s’étonne que les veaux soient déjà si gros à la naissance. Le soin aux animaux, Lou-Ann, elle connaît : elle donne un coup de main sur l’exploitation de ses parents mais n’est pas du tout accro de la traite. Maxime lui, à 9 ans, a déjà choisi : il sera éleveur comme ses parents “qui font du fromage”. Ce qu’il préfère ? “Les animaux.”

Agriculteur, c’est moderne !
Une visite qui remporte les suffrages - pour sûr, c’est “mieux que l’école !” - et qui pourrait réconcilier bon nombre d’agriculteurs avec l’image sociétale que leur renvoient certains médias. “Agriculteur ? C’est un métier intéressant, tu t’occupes des animaux, tu les nourris, tu les soignes, tu découvres plein de choses... affirment en choeur le groupe de CM. C’est sûr, tu travailles beaucoup...” Et pour eux, agriculteur, “c’est un métier moderne, maintenant il y a des machines, des robots...”, lancentils, avant de découvrir la dernière étape de l’après-midi : un goûter gourmand autour de produits locaux et du “manger français”. “Produire et manger français”, le thème retenu pour cette 27e édition des Fermes ouvertes, déclinée dans le Cantal par la section des agricultrices de la FDSEA. “Il y a plus que jamais besoin de communiquer sur l’agriculture et ses produits, même dans un département rural comme le nôtre, affirme Chantal Cor, responsable du groupe Fermes ouvertes au sein de la section. Le thème fait aussi écho à l’obligation réglementaire sur l’étiquetage des produits alimentaires. On met l’accent làdessus en les invitant à décrypter les étiquettes.” 
Lancée lundi, l’opération se poursuit jusqu’au 14 avril sur six fermes qui accueilleront un total de 200 enfants. “On envoie aux enseignants des écoles volontaires un guide pour commencer à travailler sur la visite en amont, en les invitant à nous formuler leurs questions et attentes. Dans l’idéal, on se rend compte qu’il faudrait contacter les écoles encore plus tôt, dès la rentrée, dans la mesure où ces visites de fermes s’inscrivent dans le cadre de sorties scolaires”, relève Chantal Cor. Au terme de l’opération, un petit concours (sous forme de dessins ou BD) permet également à la section des agricultrices de mieux appréhender ce que les enfants ont retenu et leur vision de l’agriculture. 
Du côté des organisateurs, l’approvisionnement du goûter apporte aussi certains enseignements : en parallèle de la saucisse sèche fermière (Rispal), du saint-nectaire AOP (Lactalis, Dischamp), trouver des compotes et autres gâteaux(2) produits en France s’est avéré un vrai casse-tête en grandes surfaces.


P. Olivieri

(1) La SCEA produit 500 000 l de lait, des broutards limousins et vend quelques pères à taureaux. 
(2) Offerts par les établissements Leclerc, Géant et Simply.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
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