Sanitaire : Check-up satisfaisant pour le troupeau 15

En un an, le nombre de cheptels infectés par l’IBR a reculé de 32 %. En un an, le nombre de cheptels infectés par l’IBR a reculé de 32 %. L'union du Cantal

À la veille de son assemblée générale, le 20 avril, le GDS du Cantal dresse le bilan de santé du troupeau cantalien, en se félicitant d’un assainissement encourageant sur le front de l’IBR.

Voilà au moins une bonne nouvelle pour l’élevage cantalien : son bilan de santé annuel est bon, selon le rapport sanitaire établi par le Groupement de défense sanitaire (GDS 15). Pas d’épizooties résurgentes à l’horizon, bien qu’en la matière, sanitaire, on évite souvent de se réjouir trop vite, aucune zone du monde n’étant à l’abri de voir débarquer un “VNI”, virus non identifié. En tout cas, du côté des maladies réglementées, tuberculose, leucose ou encore brucellose, RAS, rien à signaler, pas l’ombre d’un foyer dans le Cantal. 

IBR : un sacré assainissement
L’actualité de l’année 2016 est à chercher du côté de l’IBR - ou rhinotrachéite infectieuse bovine - avec un arrêté ministériel(1) paru le 31 mai dernier qui a sensiblement changé la donne et les habitudes des éleveurs. Résultant jusqu’alors d’une démarche volontaire, l’attribution d’un statut aux élevages est devenue la norme. “Cet arrêté est beaucoup plus contraignant pour les élevages infectés que pour les élevages sains ou indemnes”, souligne Frédéric Aymar, directeur adjoint du GDS. Avec des effets qui n’ont pas tardé à se manifester : en un an seulement, le nombre de cheptels infectés dans le Cantal a chuté de 32 % et 382 cheptels infectés en avril 2016 sont aujourd’hui assainis. Une évolution dont se félicite le GDS. Le pourcentage d’infectés sur les 4 500 élevages cantaliens est passé de 26,1 % en avril 2016 à 17,8 %. Et le nombre de bovins positifs est en repli de 19 %, même si on en comptabilise encore 10 800.
Le nombre d’élevages qualifiés a de fait bondi : 44,5 % étaient indemnes (qualification A) au printemps 2016, ils sont 65,2 % au 1er avril 2017 (soit + 47 %). Par ailleurs, on recense 6 % en  cours de qualification 9 % en voie d’assainissement. “D’ici un an et demi, on devrait arriver à près de 80 % de cheptels indemnes”, assurent Frédéric Aymar et son directeur, Francis Baraillé. “L’objectif, à terme, c’est d’éradiquer l’IBR et d’avoir une reconnaissance européenne du programme français qui permette d’alléger les conditions de circulation des animaux au sein de l’UE et la prophylaxie, ajoute Frédéric Aymar. Quand on sera à moins de 1 % de prévalence dans le Cantal, on pourra alléger la prophylaxie, basée sur seuls 20 % des animaux, les mêmes que pour la brucellose, et diminuer les coûts.” 
Au GDS, si on reconnaît que l’IBR est avant tout perçue comme une maladie qui entrave les mouvements d’animaux, on rappelle que les cas cliniques existent et peuvent causer une forte mortalité. 
Du côté de la BVD (maladie des muqueuses), ce sont 300 Ipi(2) qui sont dépistés chaque année, “c’est énorme, mais loin d’être exhaustif”, relève Francis Baraillé, directeur. On estime à environ 1 % la prévalence de ces Ipi mais on ignore le nombre de cheptels infectés faute d’un dépistage obligatoire même s’il se parle d’un possible plan national d’éradication à terme. Aujourd’hui, seule une soixantaine d’éleveurs s’est engagée dans une démarche de dépistage des Ipi via la boucle BVD, une technique qui a pourtant permis d’éradiquer la maladie en Allemagne et en Suisse, relève le GDS. Le groupement assure une surveillance sérologique des ateliers laitiers et allaitants et accompagne les éleveurs via des actions techniques et financières (aide au dépistage des Ipi jeunes, plans d’assainissement).

Rien n’arrête la FCO
Loin d’être éradiquée, la FCO poursuit au contraire son extension dans l’Hexagone et au-delà. Le nombre de foyers a explosé sur 2016 et début 2017. Au 3 avril, on recensait en France 2 259 foyers dont 1 966 liés à la circulation de 2016. Dans le Cantal, on en dénombre 93 dont 36 liés à la circulation virale sur les trois premiers mois de 2017. “Faute de programme national d’éradication, on est condamné à vacciner les broutards destinés à l’export vers des zones indemnes, sauf évolution des certificats sanitaires”, regrettent les deux responsables.
Rien à signaler en revanche chez les petits ruminants (ovins, caprins) et porcins. Chez les apiculteurs enfin, 2016 n’a pas été synonyme de bonne récolte en raison des conditions climatiques qui ont favorisé l’essaimage. Le frelon asiatique est lui bien présent surtout du côté de Maurs. Le GDS accompagne ses 320 adhérents apiculteurs via un programme sanitaire permettant de prescrire et délivrer des lanières d’amitraze pour traiter les ruches contre la varroase. 

P. Olivieri

(1) Qui a modifié le plan de prophylaxie dans les élevages infectés, mais surtout interdit de vendre des bovins positifs à l’IBR. Ces derniers étant désormais destinés à l’abattoir ou aux ateliers d’engraissement de type dérogataire.
(2) Infecté permanent immunotolérant.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
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