Des besoins de modernisation toujours effectifs

L’investissement moyen des projets cantaliens s’éleve à 174 865 €. L’investissement moyen des projets cantaliens s’éleve à 174 865 €. L'union du Cantal

Plus de 150 projets d’éleveurs cantaliens ont été financés l’an dernier dans le cadre du PCAE, soit le plus gros contingent régional pour un département où les bâtiments sont tout sauf un luxe.

S’il était encore besoin de démontrer tout l’intérêt du PCAE - plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles - le bilan chiffré des projets retenus en 2017 en Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de ce programme dépasse tous les plaidoyers. Sur l’année écoulée donc, ce sont pas moins de 1 175 projets de construction, agrandissement ou aménagement de bâtiments agricoles qui ont été validés et accompagnés par les aides conjointes de l’Union européenne (Feader, second pilier de la Pac), de l’État et de la Région Aura(1) auxquelles sont venues s’ajouter celles des conseils départementaux pour les dossiers à moins de 30 000 € d’investissement. Et ce pour un total investi qui frôle les 193 millions d’euros (aidés à hauteur de 59,75 M€).

Rythme soutenu

1 175 dossiers, c’est une centaine de moins qu’en 2016 “mais la dynamique reste soutenue en Aura”, atteste Patrick Escure, président de la chambre d’agriculture du Cantal. C’est d’autant plus vrai dans l’ex-région Auvergne où l’on recense près de 500 dossiers éligibles, et a fortiori dans le Cantal qui, à lui seul, a soumis 152 projets(2), soit le plus fort contingent de la grande Région. Ce sont plus de 25,5 millions d’euros d’investissement qui étaient projetés par les éleveurs cantaliens avec des aides publiques à hauteur de 9,29 M€ (soit 36,4 % de soutien en moyenne). L’investissement moyen des projets cantaliens s’élevant ainsi à 174 865 €.
“Pendant des années, l’élevage du Cantal a fait des bâtiments pour rattraper son retard, rappelle Patrick Escure. C’est un chantier que nous avions entrepris au début des années 2000 et presque 20 ans après, on voit que le rythme est toujours aussi soutenu : c’est bien la preuve qu’il y a encore des besoins de modernisation dans les exploitations. Soit parce qu’il y a des jeunes qui entrent dans le métier ou qui rejoignent un Gaec, soit parce que les cheptels s’agrandissent, se spécialisent, évoluent... Dans tous les cas, c’est le signe d’une dynamique cantalienne. Investir dans les bâtiments, c’est préparer l’avenir de l’exploitation et de l’agriculture cantalienne. Et en tant que responsables de la Chambre d’agriculture, nous sommes là, avec nos équipes, pour répondre et apporter satisfaction aux besoins des agriculteurs.”
“On a un parc de bâtiments qui a encore besoin d’être modernisé, avec beaucoup d’étables entravées”, abonde François-Xavier Barbieux, nouveau chef du service Bâtiments de la Chambre d’agriculture (lire ci-contre). Aussi, la motivation première des porteurs de projet est l’amélioration des conditions de travail en limitant la charge de travail de l’éleveur surtout quand celui-ci est seul sur l’exploitation. Le projet bâtiment accompagne souvent aussi l’installation d’un jeune agriculteur ou peut viser à adapter le(s) bâtiment(s) au système d’exploitation qui évolue tout au long de la carrière de l’agriculteur. On constate ainsi que près de quatre dossiers sur dix est lié à un projet d’installation. Autre donnée, peu étonnante : 80 % des dossiers en Auvergne émanent d’éleveurs de bovins (lait ou viande) représentant 84 % des crédits publics alloués.

Bénéfique à l’économie locale

“Les bâtiments amènent en général toujours un plus sur les exploitations, en termes de performances techniques, mais aussi de bien-être de l’éleveur et des animaux, d’environnement également. Un plus qui se traduit sur le revenu de l’éleveur même si cela s’apprécie dans la durée”, fait valoir le président de la Chambre d’agriculture. Non sans souligner les retombées sur l’économie locale, notamment pour les entreprises du bâtiment, de cet investissement agricole et des aides inhérentes.
Avant de conclure sur la nécessaire pérennité de ces soutiens : “Même si ce sont les agriculteurs qui investissent les deux tiers des sommes requises, l’appui de tous les financeurs, Europe, État, Région, collectivités départementales, s’avère indispensable. Sans cela, les agriculteurs ne pourront pas moderniser leurs exploitations.”
P. OLIVIERI
(1) Soit 47,3 % de l’UE, 25,5 % de la Région Aura, 19,3 % de l’État, 7,9 % des Départements.
(2) 152 dossiers éligibles, 146 sélectionnés. La sélection se faisant en fonction des points attribués à chaque dossier.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
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